Traiter et prévenir la douleur par le Froid

Publié le par Thierry

    La cryothérapie, “application thérapeutique de froid, obtenu par divers moyens : glace, eau froide, linge humide, chlorure de méthyle, azote, CO2…”, est utilisée de façon très répandue en traumatologie sportive.

ZAMST BlesséD [Résolution Originale]    Les effets du froid sont en effet connus depuis l’antiquité, Hippocrate (460- 377 av J.C.) signalant déjà l’utilisation de la glace et de la neige pour réduire douleurs et œdèmes.

    De l’éponge magique à la cryothérapie gazeuse hyperbare, en passant par l’immersion dans l’eau glacée ou le caisson de cryothérapie corps entier et bien sûr, la vessie de glace, la cryothérapie fait partie de l’arsenal thérapeutique des staffs médicaux hors et sur le terrain.

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Les effets physiologiques de la cryothérapie sont de différents ordres :

- Analgésique

    A condition que la température de la peau soit amenée en dessous de 15°C, le froid entraîne un ralentissement très important de la conduction ainsi qu’une diminution du seuil d’excitabilité des récepteurs de la douleur.

- Anti-inflammatoire

    La baisse de température engendre une diminution de la production des médiateurs chimiques responsables de l’inflammation sans la bloquer totalement, celle-ci étant nécessaire à la cicatrisation tissulaire.

Myorelaxant

    Par réduction du tonus musculaire.

- Vasomoteur

    La thermorégulation va engendrer une vasoconstriction artériolaire et capillaire, suivie d’une vasodilatation réflexe. Cette alternance de périodes de vasoconstriction et de vasodilatation, associée à une légère compression et à une position déclive, aura un effet drainant avec une résorption beaucoup plus rapide de l'œdème.

    Ces différents effets physiologiques nous montrent que la cryothérapie trouve sa place dans une grande majorité des pathologies sportives telles que les entorses, les tendinopathies, les traumatismes musculaires et les œdèmes.

    Les contre-indications étant peu nombreuses (troubles de la sensibilité cutanée, allergie au froid et syndrome de Raynaud). En pratique, le glaçage devra, en cas de traumatisme sur le terrain, être intégré au protocole R.I.C.E. (Repos-Icing-Compression-Elevation), maintenu pendant 20 min et renouvelé 3 à 4 fois par jour.

   Dans les pathologies articulaires inflammatoires ou chroniques, le sportif pourra glacer ses articulations douloureuses après chaque entraînement, match ou séance de rééducation.

La cryothérapie aura enfin, un rôle important à jouer dans la prévention et la récupération.

Par Marc ORLU, kinésithérapeute des équipes de France de Basket-Ball

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