Trop d'eau sur le Marathon

Publié le par Thierry

    Après des années passées à grands renforts de "buvez avant d'avoir soif", les conseils d'hydratation adressés au sportif d'endurance reviennent à plus de modération.
Il faut dire qu'à trop boire on risque d'éclater. Pensez donc ; en buvant trop d'eau le sel contenu dans l'organisme peut être dilué à l'excès. Et l'organisme n'aime pas ça, mais alors pas du tout.

Jean Berthet en a parlé lors de son dernier colloque:
" les carburants du muscle. Comment s'alimenter avant, pendant et après un effort de longue durée ? "
 L'hyponatrémie (baisse du taux de sel) par surconsommation d'eau
est responsable de plusieurs dizaines de morts de sportifs ces vingt dernières années. Récemment encore un jeune coureur est décédé des complications d'une hyponatrémie après avoir franchi la ligne d'arrivée du marathon de Londres. La dernière mesure en date effectuée lors du marathon londonien, montre que 12.5 % des coureurs développent une hyponatrémie en course.

    On ne sera pas étonné d'apprendre que ces coureurs boivent plus d'eau que leurs partenaires de course. A l'arrivée, ils sont aussi plus lourds. Plus de poids, plus de risques. Rien ne sert de trop boire. Oui mais n'oublions pas que la déshydratation et la surchauffe qui l'accompagne restent le premier risque encouru par le marathonien. Décidemment, entre le trop et le trop peu d'eau, le marathon reste une aventure!

Référence : The Incidence of Exercise-Associated Hyponatraemia in the London Marathon . Kipps C , Sharma S , Tunstall Pedoe D . Br J Sports Med. 2009

Publié dans Divers

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