Libérez les seins!

Publié le par Thierry

Faut-il ou non que les femmes portent un soutien-gorge lorsqu'elles font du sport ?

Les sportives trouvent des soutiens spécialement conçus à leur intention, dans des tissus respirant avec des bretelles larges, sans pièces métalliques qui pourraient les blesser lors d'une chute, sans coutures aux zones frottement, sans agrafes.

On décline même les modèles selon les activités pratiquées.

 

Tout est drôlement bien pensé, à l'exception de quelques "détails" :

« Faut-il réellement porter un soutien-gorge ? Est-ce bien nécessaire ? Que risqueraient les dames à faire du sport sans protection ? »

En deux mots : Se pourrait-il que les structures naturelles de soutiens s'affaiblissent lorsque la gente féminine porte un soutien-gorge en permanence, et qu'elles se renforcent en liberté ?

     En 2003, Laeticia Pierrot, jeune doctorante en médecine, décide de se lancer dans une étude qui tendrait à répondre à ces questions.

Elle recrute 33 femmes de 18 à 25 ans, qui s'engagent à ne plus porter de soutien-gorge du tout pendant une année. Elles sont toutes en bonne santé, ne fument pas, affichent un taux de masse grasse < 29%, et pratiquent une activité physique pendant au moins quatre heures par semaine.

A la 1ère évaluation, au bout de 6 semaines, la majorité des femmes faisait état d'un certain inconfort.

A 6 mois, elles déjà moins nombreuses à se plaindre.

Enfin, au terme de l'étude, les proportions s'étaient carrément inversées ! 88% d'entre elles déclaraient ressentir plus de confort et une meilleure liberté gestuelle sans soutien-gorge.

Plus déterminant encore : la mesure de différents paramètres physiques a permis de constater un nette amélioration du tonus musculaire pour l'ensembles des muscles rotateurs de l'épaule et du grand pectoral.

De plus, il a été reconnu une diminution notable des vergetures, en raison sans doute, d'un meilleur drainage veineux et lymphatique lié à l'absence de compression du tissu, et peut être aussi à l'abaissement de la température de quelques degrés.

D'autres mesures mirent aussi en lumière que les seins nus s'étaient spontanément redressés au fil des mois.

Voilà qui vient contredire l'ancienne théorie selon laquelle les seins tombent plus rapidement sans support !

Que peut on faire pour renforcer la fermeté de la poitrine ?

Le médecin du sport Jean-Denis, enseignant-chercheur à l'université de Franche-Comté à Dijon et directeur du laboratoire des sciences du sport, mène des études sur la relation entre le sport et les seins.

Il propose la technique qui consiste à entraîner un petit muscle du cou appelé « Platysma » qui, pour la majorité des femmes, se trouve en relation anatomique avec l'aponévrose qui retient le sein.

On contracte ce muscle par une série de rictus devant un miroir : Il suffi d'accentuer les mouvements des lèvres qui servent à former les lettres I et O. Cela donne des séries de I-O-I-O-I-O.

Pour plus d'efficacité, il conseille d'associer cela à des exercices de musculation du haut du corps. L'exercice idéal est le « tirage nuque ».

Après quelques semaines on peut déjà constater l'efficacité de ces exercices sur la morphologie de la poitrine. 

Bien entendu, l'étude de Laeticia Pierrot ne répond pas à toutes les interrogations :

Que se passe t'il pour les autres tranches d'âges mois de 18 et plus de 25 ans ? 

Que se passe t'il pour les femmes à la poitrine volumineuse ?

En course à pied, le port d'un soutien-gorge permet aussi de résoudre la question du frottement des mamelons sur le tissu.

Ces dernières questions constituent sûrement la base des prochains travaux sur le sujet. Les seins sont bien loin d'avoir livré tous leurs secrets !

Article tiré du magazine Zatopek

Publié dans Equipement

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