Fournir un effort physique

Publié le par Thierry

Un danger se présente à vous de manière inopinée. L'instinct de survie prend le dessus et le moyen en général d'y faire face est de fournir un effort physique. Cette aptitude réclame un Ballet physiologique précis dont le chef d'orchestre n'est autre que…le cerveau.

Sollicitation musculaire

    De part son apprentissage au cours de sa vie, l'homme est à même de savoir lorsqu'il se trouve en position de danger. Son cerveau le lui rappelle à ce moment précis. Une seule chose à faire : prendre ses jambes à son coup. Le fait d'effectuer un effort physique semble anodin, pourtant d'un point de vue physiologique, la machine s'emballe et il faut mettre en place tout un système de vases communicants et il ne faut pas de couac. Qui il ? Toujours notre commande centrale : le cerveau.

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    Pour courir, plusieurs muscles sont activés pour effectuer les mouvements nécessaires. Qui chapote tout ? Le cortex moteur, région située en arrière du lobe frontal. Il reçoit une avalanche de renseignements provenant de nos différents organes sensoriels tels que les yeux, le nez, les mains….Mais d'autres régions lui envoient aussi des stimuli dont le cervelet.

 

    Cette partie du cerveau est extrêmement importante car il jauge la synchronisation des mouvements et défini le temps de stimulation ou d'inhibition d'un muscle pour que l'ensemble fonctionne sans accros. Il analyse, organise puis envoie au cortex moteur qui ordonne. En empruntant les nerfs passant par la mœlle épinière, ce cortex contracte ou bien relâche les muscles dont il a besoin pour effectuer le mouvement voulu. Comment procède t-il ? Au niveau du muscle effecteur, une décharge d'acétylcholine, une hormone, va induire une contraction ou bien une dilatation ; tout dépend de sa concentration.

 

Energie et oxygène réquisitionnés

 

    Bien évidemment, les muscles de nos membres ne sont pas les seuls en action. Le cœur et les poumons sont les premiers organes mis en alerte. Objectif : oxygéner le plus rapidement possible le sang et le distribuer en quantité aux organes en activité. Les débits cardiaque et pulmonaire sont donc fortement augmentés. Ces activités sont dites involontaires, c'est-à-dire que le cœur (et les poumons) bat spontanément sans que l'on s'en rende compte.

 

    Le responsable ? Le bulbe rachidien, partie postérieure de l'encéphale situé juste au-dessus de la moelle épinière, contrôle grâce à des nerfs toutes ces fonctions végétatives. Dans ce cas précis, il stimule les activités cardiaques et pulmonaires grâce aux nerfs sympathiques. Ils sont en contact avec les muscles lisses de ces organes. Leur contraction est augmentée par l'arrivée massive d'adrénaline, une hormone jouant le rôle de messager nerveux. Le cœur pompe donc plus de sang et les poumons le rechargent plus rapidement en oxygène.

 

    L'effort nécessite également un apport énergétique accru. Le métabolisme est activé de manière à réquisitionner un maximum de "carburant". Le glucose, molécule moteur de notre organisme est alors concentré en grosse quantité et dégradé pour donner du "peps" aux muscles mis à contribution.

  

Distribution sanguine à différents organes au repos et au cours d'un exercice physique (en ml/minute)

 
Cerveau
Cœur
Muscles
Peau
Reins
Abdomen
Autre
Total
Au repos
750
250
1200
500
1100
1400
600
5800
Lors d'un exercice physique
750
750
12500
1900
600
600
400
17500
 
Source : Belin/ 2007

Publié dans Divers

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