Leur dernier mesurage chez « les nouz’autes »

Publié le par Un nostalgique des courses sur route

Les parcours des trois épreuves (10 km, semi et marathon) qui seront organisées le 25 août prochain ont été une nouvelle fois modifiés par l’organisateur (COMINC).  Un nouveau mesurage s’imposait donc.
C’est pourquoi le 18 juin, encadrés de six motards de la police municipale, trois trublions à vélo (Marie-Jo Berthet  et Thierry Truquès, officiels régionaux de courses Running et Marcel Demeautis, responsable technique du parcours) se sont permis de rouler à contre-sens sur l’Anse-Vata et la promenade Pierre Vernier, selon la trajectoire la plus courte possible à 30 cm des obstacles, sans se soucier du code de la route.

Auparavant, Jean Berthet, officiel fédéral, avait arpenté le terrain plusieurs jours afin de dénicher puis dessiner trois nouveaux parcours. La veille du mesurage, il avait avec Marcel, méticuleusement marqué au sol  les repères intermédiaires au niveau desquels les mesureurs devaient relever les unités de leur
compteur Jones (U.C). 

A partir des relevés des mesureurs et de calculs fort complexes (si vous êtes intéressés, entreprenez une formation d’officiel régional de courses Running !), Jean a déterminé les différentes mesures, conservé les plus courtes  puis effectué la mise en conformité des trois parcours respectivement à 10 000 m, 21.100 m et 42 195 m.
Pour la petite histoire, Marie-Jo et Jean ont mesuré la 1ère fois le parcours du marathon de Nouméa en 1992, à l’aide d’une roue de géomètre (erreur d’estimation de la distance de l’ordre de 6 à 15%, soit 250 à 630 m sur un marathon ! ).

En février 1993, à Nice, l’ IAAF a imposé l’usage de la bicyclette étalonnée à l’aide du compteur Jones pour le mesurage de toutes les épreuves françaises sur route, par un officiel habilité. C’est ainsi qu’en 1995, Jean a procédé au 1er mesurage officiel  du marathon de Nouméa  avec  son formateur, l’expert international Antoine Segura.
Pendant plus de vingt ans, le couple a sillonné le territoire et presque chaque commune avait son épreuve mesurée, quelquefois même classante et qualificative : le grand prix pédestre de Boulouparis, le trophée Benhacine de Païta, les foulées du patrimoine de Thio, le mini-marathon de Pouembout, le 10 km de Bourail, le trophée Pascal Rouby de Poya, le 10 km de la Baie de Ste Marie, le 10 km de la Nondouée, le semi de Nouméa, le semi du golf, le semi de Païta, le semi de Népoui, le marathon de Nouméa, l’ Ekiden du golf, le 100 bornes Nouméa-La Foa , le 100 km Michel Yanai de Plum …. même Wé Lifou a eu son 10 km mesuré, malheureusement jamais organisé.
Avec les clous plantés tous les km par Marie-Jo et Jean, le « coaltar » du « Caillou » ne risque pas de bouger , même en période cyclonique.
Que de souvenirs et de nostalgie !

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Thierry 02/08/2019 09:33

Encore un morceau (important) des courses hors stade qui nous quitte bientôt définitivement! Après Jean et MJo, plus personne ne sera en mesure de les remplacer (avec autant de sérieux!) pour ce genre de travail. Merci à tous les 2 pour ce dernier mesurage en Nouvelle-Calédonie.