Une course à Tahiti, ça vous tente ?

Publié le par Aurore

Quoi de mieux que de terminer sa course sur une plage aux eaux cristallines ? Ils étaient plusieurs cagous à s'être envolés pour Mooréa et participer au semi et au marathon. Parmi eux, Aurore Granet-Poinas nous raconte sa belle course avec le maillot de l'ASPTT sous le soleil de Tahiti.

"La journée a commencé par un réveil matinal vers 2h du matin après une nuit qui m’a paru très longue et trop courte à la fois, pour pouvoir prendre mon petit déjeuner.

Le départ étant donné à 4h45, je suis partie de l’hôtel à 3h45 car je n’avais pas beaucoup de chemin à parcourir, 1,2 km pour être précise, pour atteindre l’aire de départ.

J’étais stressée. Le départ du Marathon avait lieu 15 minutes plus tôt que ma course.

Je faisais les 100 pas en attendant le départ puis enfin on nous demande de nous mettre en place. J’avais tout prévu, ma montre bien sûr, mon bracelet au bras droit avec mes temps de passage, ce que je n’avais pas prévu en revanche, c’est que je n’aurai aucune lumière pour le lire…

En effet, le parcours avait lieu sur la seule route de l’ile, qui n’était pas fermée à la circulation (mais à 4h45 il n’y en a pas trop) et qui n’était que très partiellement éclairée.

Le coup d’envoi est donné et je me rends bien compte que je ne pourrai compter que sur mes sensations pour courir, trouver un rythme qui me convienne et que je puisse tenir 21,1km.

Après un départ pendant lequel je n’ai cessé de me répéter : « ne pars pas trop vite », je me cale sur 2 personnes qui me semblent être de mon niveau. Le rythme me convient, cependant, quand je passe sous un réverbère, je regarde ma montre et constate que je suis un peu rapide.

La cadence a pourtant l’air de me convenir alors je me dis que je dois la tenir en espérant ne pas le payer plus tard.

Finalement, les kilomètres défilent et voilà que je fais déjà demi-tour, je suis à peu près à la moitié du parcours et je me sens bien. L’homme qui courait avec nous, nous lâche et je me retrouve avec une femme qui visiblement appartient à un club local. Nous faisons encore 2 km ensemble puis elle accélère et je m’aperçois que je ne peux pas en faire autant.

Je maintiens donc mon allure en me disant qu’il n’y a plus que ça à faire, je me suis entraînée pour ce moment. Je le fais jusqu’au 19ème kilomètre, la fatigue commence à se faire sentir. Je ne pense plus qu’à une chose : TENIR !

Il ne me reste qu’une quinzaine de minutes, un kilomètre passe et après un virage j’aperçois la plage, je cours sur le sable, les cocotiers autour, l’eau turquoise et je sais que la délivrance n’est plus très loin.

Je suis contente, je vois que mon chrono est sympa.

Je passe la ligne d’arrivée en 2h02’07’’, je suis heureuse et euphorique : j’ai battu mon record personnel. Je termine à la 152° place/276  au scratch, 32°F/100 et 9°  MA1F.

Après une boisson sucrée et quelques fruits frais, je m’assois dans l’eau de mer cristalline, un vrai soulagement pour mes cuisses endolories.

Le soleil est là, il y a de la musique et des sourires de satisfaction sur les visages. C’est le bonheur."

Parmi les autres résulats :

Marathon :

Emmanuel POINAS – NL – 3h13’08 – 14° et 5°M1H

Mario SENSINI – AC PAITA – 3h34’20 – 24° et 3°M2H

Zoubida SENSINI – AC PAITA – 4h29’58 – 7°F/14
Semi

Louis MORVILLE – AC PAITA -1h33’25 – 21°/ 276 et 1er M3H

Publié dans Chronique de course

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